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samedi, 3 décembre 2011

Une première

Neuf mois de travail...

Tout a commencé pendant les vacances de février dernier : retour de  de Bourgogne. J'arrive dans Tours et je suis vite bloqué dans les embouteillages. Les travaux de la première ligne de tramway de l'agglomération tourangelle ont débarqué en plein centre-ville ! Face à la mairie, près de la gare...
Le lendemain, je reviens voir de plus près les travaux, situés derrière des barrières orange et blanche. Et l'idée d'une sorte de "carnets de voyage" des travaux du tram naît alors dans mon esprit.


Sitôt dit, sitôt fait ! Un bloc aquarelle 24 x 32, des crayons, des feutres liner, un feutre orange, une gomme mie de pain, un appareil photo (je commence toujours par prendre une photo de la scène qui m'intéresse avant de dessiner : tout simplement parce que les engins de chantier - et je ne parle pas des ouvriers... - ont une fâcheuse tendance à ne pas prendre la pose !), un trépied, un gilet jaune et depuis peu un casque de chantier (récupéré lors d'une visite en échange de la reproduction d'un de mes dessins  !) - ces deux derniers accessoires sont indispensables pour pouvoir passer de l'autre côté des barrières  en toute sécurité, avec l'autorisation du chef de chantier.  J'allais oublier l'élément essentiel qu'est le vélo pour effectuer la plupart de mes déplacements  le long des 15 km de la ligne et ainsi éviter les embouteillages.

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Au début,  ce fut facile de trouver les endroits stratégiques et de les dessiner.  Mais à certains moments, je me suis heurté à des difficultés (hauteur des barrières, manque de recul, circulation des voitures ou des piétons trop proche...) Je me suis alors appuyé sur des photos. Et puis de mercredi en mercredi (les seuls jours où je pouvais être sur place... jusque fin juin...), j'ai pris de l'assurance, n'hésitant pas à dessiner mon bloc posé sur une barrière     L'arrière-saison au temps exceptionnel que nous venons de vivre m'a fait sortir tous les jours. Maintenant, on commence à me connaître sur certains chantiers, alors je peux m'installer à l'intérieur pour avoir un meilleur angle de vue. Et puis, les ouvriers sont curieux de ce que je fais, sont parfois admiratifs (je me promène toujours avec les derniers dessins finalisés que je leur montre) Ce projet est aussi l'occasion de rencontres et d'échanges.

Alimentation du tramway
Chaque fois que je vais sur le "terrain", je rentre avec plusieurs dessins au crayon que je reprends dans mon atelier au feutre liner : je peaufine les détails  (détails techniques entre autres pour ce qui concerne les engins de chantier - une première pour moi - et ce, grâce à la photo. Un travail qui prend deux bonnes heures pour chaque dessin. La touche finale, c'est la couleur orange que je mets sur les barrières qui signalent les travaux.
Dessin noir et blanc, une seule couleur !

Ouvriers
Quand, après un mois et demi de travail, j'ai présenté mes vingt premières planches à deux chargées de communication concernées par le projet de tramway. L'accueil a été mitigé : pour faire court, elles trouvaient mon travail intéressant au niveau technique, mais voilà, elles étaient là pour promouvoir le tramway, donc pas pour mettre en valeur des travaux qui étaient sources de gêne pour les habitants, les commerçants, les automobilistes...
Je leur ai dit que j'allais poursuivre mon travail et que je les recontacterai plus tard.

Engin de travauxFin mai  : inauguration de la Guinguette, lieu d'animation estivale en bord de Loire. Les "huiles" de la ville étaient  là, alors, j'ai distribué des petites reproductions de plusieurs de mes dessins. Même élan unanime pour dire l'originalité du projet et l'encourager. Fin juin (j'en suis à cinquante planches), je rencontre l'adjoint au maire chargé du patrimoine. Il se montre enthousiaste devant mon travail (c'est Monsieur Tramway au niveau de la Mairie) et me dit qu'on va se revoir avec une des dircoms citées plus haut...

Pont sur le CherIl faut attendre début septembre : lui, le politique, veut faire plein de choses avec mes dessins. Elle, elle freine car elle ne voit que dans l'avenir. Difficile de concilier les deux points de vue. Une proposition d'exposition dans le cadre d'une Journée des métiers est avancée... pour le 30 novembre !


J'ai donc continué à bosser - faut bien occuper sa retraite...- septembre, octobre et novembre... Des journées entières passées au milieu des travaux ou dans mon atelier à finaliser mes dessins... pour en arriver  à plus de 100 planches aujourd'hui !
J'en ai sélectionné une quarantaine, 15 ont été retenus. J'ai fait une proposition d'encadrement. Finalement, mes dessins ont été reproduits sur toile et montés sur chassis... après négociation.  Ouf !
Canalisateurs
Exposition d'une journée, dans un endroit pas facile à localiser, une information au public quelque peu tardive, ce qui fait que ce ne fut pas la foule des grands jours ! Mais qu'importe ! Le projet vit, je l'ai montré. Ceux qui l'ont vu ont beaucoup apprécié (l'originalité de la démarche a plu... "Ca change des photos !..."  la technique utilisée aussi)  Une personne m'a acheté trois dessins !

A SUIVRE... avec plein d'espoirs !
Près de la gare

mardi, 29 novembre 2011

Retour aux sources - 5

Suite de notre balade vélocypédique en Bourgogne l'été dernier... Devant le ciel menaçant, je propose au responsable de notre groupe de couper pour rejoindre Auxerre plus rapidement. Une petite côte de 2 km seulement, mais une dizaine de km en moins sur le parcours total.Peine perdue ! on ne remet pas en cause la parole du "chef". Et puis, il avait son GPS avec lui, alors là, pas question de négocier.
Amaryllis et moi décidons de prendre au plus court ! Il nous fera sentir sa désapprobation à sa manière. Tant pis pour l'arrivée et l'entrée dans Auxerre. Je me serais fait une joie de faire découvrir les bords de l'Yonne et la ville à mes compagnons de route, mais...
Nous les avons laissés filer sur Migennes...



Migennes, j'y suis resté dix ans (le maximum que j'ai fait dans la même école toute ma carrière durant). Sitôt arrivé, mon directeur m'avait refilé les élèves qu'ils ne voulaient pas. Cinq gamins de 12 et 13 ans dans un  CM2. Gratinée, mais tellement sympa cette classe. Mon directeur avait, c'est le moins qu'on puisse dire, des moeurs plus que douteuses et des façons de faire très particulières. Je me souviens de l'unique classe de neige en commun. Il ne s'occupait pas de ses élèves, écoutait sa musique, casque sur la tête, pendant les repas alors que moi,  je mangeais avec les enfants, partait avec les meilleurs skieurs de sa classe sur les pistes et rentrait avec une heure de retard pour le déjeuner... Le summum, c'est le jour où, pour cause de neige absente, il a entrepris de faire descendre les élèves de sa classe du haut de la station jusqu'à l'hôtel qui nous accueillait... en rollers sur une petite route de montagne ! Résultat des courses : il a loupé un virage, a percuté un rocher et a fini aux urgences !
Suspicion de détournement de l'argent de la coopérative scolaire, suspicion de vol d'une perceuse dans l'hypermarché du coin, suspicion d'un incendie volontaire dans son bureau de directeur, suspicion de vol de matériel vidéo appartenant à l'école... j'en passe... pour finir par une affaire de moeurs sur mineure de moins de 15 ans. Les collègues l'ont appris par la radio et la télé (la Cinq de Seydoux et Berlusconi) s'était déplacé à l'école !) On aurait aimé être averti par notre hiérarchie... Dénoncé par sa femme, viré de l'Education nationale, il a été condamné à trois ans de prison, je crois.

Joyeuse ambiance dans l'école. Depuis le début, je me bagarrais contre sa façon de faire, mais peu de monde avait suivi. J'avais fini par quitter le bâtiment principal de l'école pour installer ma classe dans une salle de l'école maternelle toute proche. La tranquillité !
Dix ans de bagarre incessante ne m'avaient pas empêché de prendre du plaisir à enseigner en CM2. J'aimais bien ce niveau de classe. En dehors du travail purement scolaire (en liaison avec le collège voisin), je garde le souvenir du spectacle musical annuel que l'on préparait pour les enfants de maternelle, de la kermesse commune avec les trois écoles du secteur (j'avais réussi pendant trois ans à convaincre mes collègues d'"ouvrir" notre kermesse à plus  de monde, en choisissant un thème chaque année... Les jouets et jeux anciens, l'histoire de l'automobile, l'histoire de la photographie avec des vrais amateurs qui faisaient profiter tout le monde de leur passion.
Je me souviens de vacances de Pâques où un tiers de ma classe était revenu en classe pour peindre avec les couleurs qu'ils avaient eux-mêmes choisies, les meubles de rangement fabriqués par les ateliers municipaux.
Je me souviens de ce concours organisé par l'ANVAR



J'ai découvert aussi la pratique du sport à l'école grâce à des passionnés qui avaient mis en place des structures innovantes : Ecole multisports, USEP. Chaque fois, on travaillait par cycles avec pour finalité des rencontres avec d'autres écoles : tournoi de rugby, de handball, contrat d'endurance, triathlon, jeux traditionnels, ateliers de gymnastique...

1981 : c'est l'année de naissance des radios libres. J'ai animé avec deux collègues une émission hebdomadaire qui s'appelait "L"école buissonnière" dans une radio qui venait de se créer et qui existe encore (Radio Triage 94.5). C'était une vraie découverte et une expérience passionnante. Au début, c'était vraiment du bricolage et au fur et à mesure, on a trouvé nos marques.

 J'ai quitté Migennes en 1990 : vu les circonstances, il était difficile de partager des choses au niveau de l'école afin d'améliorer nos pratiques quotidiennes. Alors, le jour où l'Inspection académique nous a annoncé que notre école allait être classée en ZEP avec l'estampille "Travail en équipe", j'ai préféré tirer ma révérence et aller ailleurs ce qui se passait...
 

lundi, 21 novembre 2011

Question de valeurs

Entendu ce midi sur France3 Centre... un libraire qui parlait de la dernière mesure gouvernementale le concernant de (je ne parle pas de la journée de carence - voir ce billet très instructif - mais du passage de la TVA de 5,5% à 7 %). Il craignait que cette mesure ne provoque la disparition d'encore plus de petits libraires, déjà confrontés à la concurrence impitoyable du Net et des grandes surfaces. Il parlait de son quotidien, du plaisir de pouvoir conseiller les lecteurs, de pouvoir proposer autre chose que des bets-sellers, de faire découvrir des petites maisons d'édition...
Lu dans le dernier "Canard enchaîné" : le gouvernement a décidé de supprimer la taxe mise en place le 1er novembre sur les hôtels de luxe. Le lobbying a marché à fond. Payer 4 euros de plus pour une chambre à 200 euros la nuit ou payer 20 euros de plus  pour une chambre à 1000 euros la nuit, c'est oublié ! Il ne faut se tromper de combat ! Il vaut mieux taxer les entreprises de restauration collective (hôpitaux, cantines scolaires...) : au moins, on touche plus de monde !

samedi, 19 novembre 2011

Au feu de bois !

Les champignons, cela n'a jamais été mon "truc", mis à part les girolles et les trompettes de la mort que , gamin, j'allais ramasser en famille dans les bois près du lac du Der. Ah ! je ne dois pas oublier non plus les morilles que j'ai plaisir à cuisiner avec du poulet de Bresse au vin jaune. J'adore cette recette qui est l'occasion de boire du vin du Jura.
Samedi dernier, j'ai eu l'occasion de manger des coulemelles (ou lépiote élevée) ramassées lors d'une balade jusqu'à l'hippodrome voisin. Le papa d'Amaryllis nous a proposé de les cuire avec du beurre salé directement dans la cheminée. Le temps était au beau fixe dehors, mais pour réchauffer les vieux murs de la maison, il avait fallu allumer les cheminées.


Pour tout vous dire, ce fut un régal !...
Comme le furent le lendemain les gigots d'agneau cuits au feu de bois.

Gigots

samedi, 5 novembre 2011

Retour aux sources - 4

Après Tonnerre, nous avons continué notre balade à vélo le long du canal de l'Armançon. C'est la partie qui est la plus mal aménagée sur notre parcours, ce qui a donné lieu à je ne sais combien de crevaisons. Des lavoirs jalonnent les petits villages le long de la rivière.
En cette période estivale, toutes les écluses sont "gardées" : beaucoup de jeunes sont là pour actionner les lourdes portes afin de laisser passer les bateaux de plaisance... quand ce ne sont pas des cyclistes chevronnés qui s'y collent.

Ecluse
Là, c'est un "original" faisant office d'éclusier qui vit sa passion d'artiste et qui en fait profiter les gens de passage.
La pluie menace, le ciel se charge de lourds nuages gris aux abords de Saint-Florentin.
Nous passons sur de petites routes qui me sont familières. Souvenirs de courses à pied dans le coin... entre autres, les 100 km de Migennes que j'ai couru une dizaine de fois (à chaque fois ou presque, la première boucle de 50 km me suffisait : du monde sur la route, l'ambiance dans le peloton et dans les villages traversés. De sacrés souvenirs !)
Nous arrivons à Brienon-sur-Armançon : j'ai été rattaché à l'école élémentaire pendant trois ans au début des années 2000. Un bon souvenir avec l'ami J-E.  A cette époque, j'avais ressenti  le besoin de changer le cours des choses en quittant le train-train quotidien et en reprenant mon bâton de pèlerin : alors, j'ai fait quatre années de remplacement. Au début en tant que ZIL (zone d'intervention localisée, donc pas trop loin de la maison), je me suis retrouvé en maternelle, en primaire, au collège (SEGPA). De quoi vivre chaque jour quelque chose de nouveau. Je me souviens de l'angoisse du coup de fil de l'Inspection académique le matin où je n'avais pas de remplacement : je devais alors rejoindre une école au plus vite. Pas évident de débarquer comme ça : Il fallait faire sa place  tout de suite auprès des enfants. Le jeu, pour certains, était de profiter de la situation... Compréhensible ! Une histoire, un conte, des jeux mathématiques, une chanson, une poésie... tout était prétexte pour faire connaissance au plus vite, cadrer ce petit monde et faire comme "pour de vrai". Le temps de voir si l'enseignant absent avait laissé du travail,  s'informer pour savoir où il en était dans ses programmations,  ou alors proposer carrément autre chose. J'avais toujours avec moi de quoi bosser à tous les niveaux... Le côté intéressant, c'était de découvrir des pratiques différentes, de piocher ici et là des idées, des combines, des façons de faire. Ce fut une expérience très riche... jusqu'au jour où...
La seconde année, j'ai changé de profil de remplaçant. Grâce à mon ancienneté (c'est comme ça que cela fonctionne dans l'Education nationale), j'ai obtenu un poste de BFC (Brigade Formation Continue). La priorité était de remplacer pour une journée, deux journées ou une semaine les collègues qui allaient en formation. Je m'étais entendu avec un collègue qui habitait le même village que moi pour faire des remplacements dans la même école. Le covoiturage avait du bon. Nous avons ainsi sillonné tout le département. Quand nous arrivions dans notre école, le travail à effectuer était déjà prêt. Ne restait plus qu'à faire, à corriger. Ca laissait pas mal de temps libre le midi : c'est là que j'ai commencé à dessiner chaque école dans laquelle je travaillais.

Mat.
El.
Et le soir en rentrant, je n'avais pas de préparation pour le lendemain. L'esprit libre ! Plus la pression de la classe, des programmes, des parents, de l'administration. Une autre façon d'enseigner ! De quoi avoir du temps pour autre chose. C'est à cette époque que j'ai entrepris de m'aménager un atelier au-dessus de mon garage. Je me suis inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts d'Auxerre que j'ai fréquentée assidument pendant trois ans. J'y ai découvert la gravure, la poterie et surtout cela m'a donné l'envie de faire des choses. Des moments très riches.
Et puis, le profil de mon poste de remplacement s'est modifié petit à petit. Il a fallu pallier aux carences de l'administration et faire ce qui n'était pas prévu au départ, à savoir des remplacements de congé maladie de plus en plus longs. Je me suis retrouvé alors en IMP, en SEGPA... Dur, dur ! Je n'étais pas préparé à cela ! Et la goutte qui a fait déborder le vase, c'est quand je me suis retrouvé dans un IME à côté d'Auxerre. Ce poste avait été refusé par deux autres collègues, au téléphone, devant moi ! C'était une tradition dans le milieu des remplaçants d'accepter ou de refuser un poste !... Je ne m'étais jamais livré à ce genre de choses.
J'ai accepté de remplacer une jeune collègue, mariée, une fille, qui arrivait de Tours ! (Il n'y a pas de hasard...) Sans formation, elle se retrouve sur ce poste à s'occuper d'enfants entre 13 et 17ans atteints de troubles du comportement. Elle a tenu un mois, s'est accrochée et est finalement allée voir l'inspecteur pour lui dire qu'elle voulait changer de poste. Celui-ci l'a envoyé "paître", lui disant qu'il aurait fallu qu'elle vienne le voir au bout d'une semaine. Menace d'exclusion de l'Education nationale. Elle a craqué. Elle s'est mise en arrêt maladie.
Je la comprends : j'ai effectué une première semaine de remplacement : terrible. Des insultes à longueur de temps, des coups qui partent, des ciseaux, des compas qui volent, des menaces qui fusent. Je comprends la jeune collègue. Je tiens le coup comme je peux. Une deuxième semaine. Pas meilleure que la première. Le climat est pesant dans le petit groupe (six au maximum).  Puis une troisième semaine commence. Là, on m'annonce que je vais rester sur le poste jusqu'en juin (nous sommes en février !) Je refuse, je dis que je n'ai pas signé pour ça et que j'ai eu l'honnêteté d'accepter le poste, contrairement à certains. Je dis aussi que je suis "vidé", au plus bas Je vais jusqu'à menacer de me mettre en congé "longue maladie" si on me laisse sur ce poste. Trop, c'était trop ! Je n'en dormais plus, ça vous "bouffe" la vie, ce genre de situation. J'admire ceux qui y trouvent leur compte et sont capables de faire avec, mais pour moi, c'était mission impossible. J'ai essayé, mais c'était au-dessus de mes forces.
J'ai obtenu satisfaction et dans le mois qui a suivi, j'ai participé au mouvement et j'ai demandé un poste fixe sur Auxerre pour l'année suivante ! Fin de l'aventure.

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