Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche | Admin

mardi 29 avril 2008

L'éponge

JE NE SUIS PAS UNE EPONGE !
Quoique !...

Ouvrons notre dictionnaire à la bonne page :
éponge(nom féminin)
Groupe d'animaux invertébrés marins dont le corps fournit une substance poreuse qui a la propriété d'absorber les liquides.
J'ai vu des pêcheurs d'éponges.
Objet spongieux destiné au nettoyage, initialement fabriqué à partir de l'animal du même nom.
L’humidité a fait gonfler cette éponge.


Je ne suis pas une éponge ! En tout cas, pas celle que nous décrit le regretté Professeur Choron quand il affirme avec son sérieux légendaire : "Les gens sobres sont la réincarnation de chameaux, alors que les alcooliques sont la réincarnation d'éponges de mer."
Non, pas de problèmes de ce côté-là : je n'use pas de ce genre d'expédient quand le moral n'est pas au beau fixe pour la simple et bonne raison qu'au-dela d'une certaine quantité, je serais plutôt du genre à me sentir mal... mais mal ! Pas d'abus, donc !
Disons que je serais plutôt plus proche de la citation de Daniel Auteuil à propos de son métier de comédien : "Nous, les acteurs, nous ne sommes que des éponges". Oui, je crois que c'est ça ! En ce moment, j'ai l'impression d'être une éponge qui absorbe les problèmes des autres et qui s'épuise avec ça... Et quand bien même j'essaie de prendre les choses avec un détachement certain - pour ne pas dire le contraire - la tête n'en fait qu'à sa tête ! Et les nuits courtes succèdent aux nuits courtes. Difficile en ce moment d'essorer l'éponge que je suis devenu !... Il va falloir se refaire une petite cure d'"euphytose" sinon à ce ryhme-là... !
En tout cas, pas question de jeter l'éponge !

lundi 28 avril 2008

Rayons de soleil

Ah, que ce week-end a fait du bien dans les têtes ! Même si...
De l'influence du soleil et de la luminothérapie sur le moral des troupes ! Sortie dans le centre-ville : glace à l'italienne, arrêt à la terrasse d'un café... Balade au Jardin botanique dans le cadre de la Semaine Verte. Jeux, cris d'enfants, couleurs, clins d'oeil à la nature...



La petite fille et le flamant rose

lundi 21 avril 2008

Ah ! J'allais oublier...

Désolé, mais ces voyages à l'étranger me font succomber... La dernière fois, c'était à Belfast ! Là, c'était à Cromarty. La journée s'annonçait belle et puis, le soleil a disparu derrières les nuages. Le vent s'est levé : nous étions en bordure de mer. Il a commencé à faire un peu frisquet et comme il nous restait encore quelques heures à patienter avant de prendre le bus du retour, nous avons décidé de nous réfugier dans le salon de thé du village... histoire de se réchauffer ! Chocolat chaud, cappucino, milkshake... et moi, eh bien, j'ai craqué ! On ne se refait pas !... Mais là, rien à voir avec la mixture irlandaise...



Bon, trêve de plaisanterie ! Aujourd'hui, c'était jour de reprise : jour gâché par la pluie qui est tombée pratiquement toute la journée. Pas de quoi calmer des enfants qui avaient oublié que les vacances étaient terminées et qu'il fallait se remettre au travail... C'est vrai que j'étais un peu dans le même cas ! Mais ce n'est pas une raison !...
Enfin... rayon de soleil dans la journée : l'arrivée dans la classe d'une petite Coréenne ! A la récréation, elle est avec sa petite soeur l'objet de la curiosité et de l'attention de tous ses camarades de classe : entendre parler le coréen, ce n'est pas chose courante. Aucune des deux ne parle un mot de français, mais cela ne les empêche d'arborer un sourire à toute épreuve. Elles ont deux mois pour apprendre le français et vu la réactivité de la plus grande aujourd'hui dans les activités que je lui ai proposées en classe, je ne m'inquiète pas trop ! A suivre...

dimanche 20 avril 2008

De retour...

Voilà... de retour d'Ecosse après un petit détour par l'Angleterre ! Et contrairement à ce peut penser @nn@, le temps n'était pas aussi mauvais qu'annoncé ! Même qu'on a fini par prendre le café sur la terrasse ! Et on n'a pas été obligé de se réfugier dans une distillerie ! Ah ! ces clichés sur la Grande-Bretagne !...
Non, on n'a pas eu droit au traditionnel breakfast à l'anglaise : pas d'oeufs, de bacon, de haricots, de saucisses (sauf à Londres), mais plutôt toasts, café, thé, marmelade, beurre de cacahuètes, "Marmite" (sorte de pâte brune que je n'ai pas osé goûter).
Non, notre hôte se débrouille très bien question cuisine : breakfast copieux, lunch léger à midi et dîner dès 18H30 ! Avec assiettes préchauffées et remplies en cuisine, tradition oblige ! Hors-d’oeuvre, suivi de viande ou de volaille garnie et d’un dessert. Bien sûr que nous avons goûté au fameux Haggis et sa sauce (du whisky !) : un vrai régal ! Et que dire du Yorkshire pudding, l'accompagnement traditionnel du roastbeef anglais traditionnel du dimanche (en fait, nous avons eu droit à des paupiettes de cerf !)

Et moi qui ai pris la photo avant que l'on me verse la délicieuse greavy sauce !

Comment ça, il n'y a pas de fromage en Grande-Bretagne ? Mais si ! du bon - accompagné de "biscuits" (crackers salés) - comme le stilton (variante du roquefort), le five counties et le préféré de notre hôte : le "Applewood smoked cheddar" ! Nous en avons rapporté un bon morceau à la maison !

Ah, j'allais oublié ! Pendant une semaine, on n'a pas seulement bien mangé mais aussi bien bu : à vrai dire surtout en quantité... Ca commence par l'apéritif (sans gâteaux... gare à la ligne !), ça continue à table (vins d'Espagne, du Chili, d'Australie... plus quelques vins régionaux rapportés de France) et après le dîner : sherry, porto, liqueur de café...
Ah, c'est sûr... quand on a ce genre d'objet décoratif dans sa maison, on ne peut pas faire autrement !


Bref, une semaine où l'on était aux petits soins pour nous, où tous les jours nous était proposé quelque chose de différent... A finir par en être gêné devant tant de gentillesse... Visite d'Inverness, courses dans des magasins spécialisés (et pas que dans le whisky !...) Un petit détour obligé par le Loch Ness (prononcez Lorrr Ness !)

- une virée toute la journée direction Cromarty (oui, oui, celle de la météo marine sur France-Inter : «Pour Viking, Utsire, Forties, Cromarty, Forth : vents de secteur Ouest 3 à 5, localement Nord-ouest sur Utsire, revenant Sud-ouest 4 à 6 par le nord en cours de nuit, parfois 7 sur le nord de Viking l'après-midi.»... une petite bouffée d'oxygène au bord de la mer, ça ne fait pas de mal !)


Bon d'accord, nous n'avons pas vu les Highlands, sauf d'avion... tout recouverts de neige ! Nous ne nous sommes pas trop aventurés dans l'arrière-pays écossais ! Mais des vacances où l'on se laisse ma foi dorloter, ça fait du bien !

lundi 7 avril 2008

Partir,partir...



Départ demain matin pour l'Ecosse... dix jours ! A bientôt !

vendredi 4 avril 2008

Portrait craché...


Carnaval de Tours - 31 mars 2008

jeudi 3 avril 2008

Au bout du compte...

Corriger les dernières évaluations, remplir les bilans, terminer le journal de l'école pour le donner aux enfants vendredi, distribuer la lettre aux parents pour leur expliquer la position des enseignants sur le projet de nouveaux programmes de l'école primaire... Toute une après-midi à plancher, à regarder de plus près ce que nous a concocté notre cher ministre et à compléter une grille de remarques et suggestions à destination des inspecteurs de l'éducation nationale... Vraie fausse concertation ? Semblant de fonctionnement démocratique ? Les jeux sont-ils faits d'avance ? Autant de questions que l'on se pose ! Il y a des sites qui résument bien ce que l'on pense de tout cela. Notamment Le café pédagogique, le Journal d'école.

Comme par hasard, une nouvelle enquête du ministère de l'Education faisant état d'une baisse alarmante du niveau des élèves de primaire entre 1987 et 2007 a été révélée dans «Le Monde» de vendredi dernier.


Clin d'oeil... Hôtel des Voyageurs - Aurillac - Août 2007

Ca tombe bien, il faut sauver le soldat Darcos ! Lui veut redresser le niveau en axant l'enseignement sur les «fondamentaux». A croire que depuis des années, on ne faisait plus rien : plus de grammaire, d'orthographe, de vocabulaire... Il y a de la malhonnêteté intellectuelle dans ce qui est avancé, dans la façon dont tout cela se met en place... Que va-t-on faire réellement de nos travaux de concertation ? Ce n'est pas la première fois que l'on nous consulte et que rien ne suit concrètement.
En attendant, c'est nous qui sommes sur le terrain, confrontés aux difficultés des enfants. C'est nous qui essayons de faire notre maximum au quotidien avec nos moyens, avec notre vécu, avec notre formation... Quand on voit que dans le projet qui nous a été soumis (écrit de façon plus simple pour qu'il s'adresse à la fois aux enseignants et aux parents !...), nulle part il n'est fait mention des difficultés sociales que rencontrent beaucoup de familles et qui ont des répercussions directes sur le travail des enfants. Programme ambitieux... de la bonne volonté et ça marchera ! Il suffira de quelques stages de remise à niveaux pendant les vacances pour que ça aille mieux ! (payés en heures sup défiscalisées !) Il suffira que l'on s'occupe des enfants en difficulté une demi-heure de plus le midi ou le soir (en plus des 6 heures de présence obligatoire) pour que ça marche ! (non payé car faut pas pousser quand même : on nous fait "cadeau" du samedi matin (à la demande des familles, selon notre ministre !), alors, on doit deux heures à l'Education nationale ! Et les deux heures que je passe le midi et le soir dans ma classe pour préparer, corriger... elles ne comptent pas ? Ah, j'oubliais ! C'est l'enfant qui compte avant tout ! Des fois qu'on l'aurait oublié !...
ET puis, merde, je ne suis pas réac !
Tout ça, ça ne sent pas bon ! Ca use, ça fatigue ! Alors, quand on lit dans le journal "20 Minutes" ce qu'entre autres, notre cher ministre avance comme argument pour ses nouveaux programmes et la manière de s'y prendre, il y a de quoi s'interroger...
Quand on voit le succès des livres parascolaires, des cours particuliers type Acadomia, leur méthode, nous voulons la mettre dans l’école. C’est ça que les gens veulent.
Sur ce, je vais me coucher car tout à l'heure, ils seront là, face à moi, toujours aussi demandeurs... Bonne nuit !

mercredi 2 avril 2008

Notez, je vous prie, que...

Dusse son indicible modestie en souffrir, je profite lâchement qu'Amaryllis ait rejoint les bras de Morphée pour publier ici sa contribution au Sablier de printemps, dont l'amorce numéro 9 est parue ici.

Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit. J'ai cédé, comme on se laisse entraîner sur un chemin qu'on aurait jamais pris seule. Ce oui, que l'on dit tout haut, mais qui crie « non » en dedans accompagné de mille palpitations du coeur. Toute la nuit je m'étais tournée et retournée...luttant, pesant les « pour » et les « contre » en essayant de sentir ce que moi je voulais. A neuf heures c'était : « non, je n'irai pas, je monte me coucher. ». A dix heures, je sentis mon corps en éveil se crisper, il savait qu'il n'était pas à sa place, il savait que tout au fond de mon coeur, je disais : « vas-y, mais vas-y ! ». Onze heures... Non, je ne dormais pas... Et pourtant la chaleur du lit semblait me conforter dans mon nouveau choix : « Allez, endors-toi, comme ça tu n'y penseras même pas ». Et finalement, aux alentours de minuit, j'ai craqué. je me suis levée d'un bond et j'ai dévalé les escaliers pour être sûre de ne pas changer d'avis à nouveau. J'ai foncé à la cuisine et j'ai ouvert la porte du congélateur. Là, tout au fond du tiroir, placée justement à cet endroit pour que je ne succombe pas, il y avait la glace vanille aux noix de pécan de chez Häagen-Dazs, un pot prévu pour quatre... je me suis assise dans le fauteuil du salon et j'ai ouvert le pot. La première cuillère a fondu sur mon palais avec délice et le craquant des noix de pécan a réveillé mes papilles... J'avais commencé le pot, je savais à ce moment précis que je le finirais.

mardi 1 avril 2008

Déjà 20 ans ! Etonnant, non ?

Jeudi dernier, spectacle au Malraux : Mon cadavre sera piégé ... Un montage de textes de Pierre Desproges joué par Emmanuel Matte avec mise en scène originale autour d'une cage en verre. Il me tardait de voir ce spectacle tant j'adore Desproges et son côté iconoclaste... Desproges est mort il y a 20 ans ! une éternité ! Je me souviens lors d'un voyage à Paris avoir visité le cimetière du Père Lachaise, avoir retrouvé l'emplacement de la sépulture de Desproges qui m'avait semblé à l'époque quelque peu à l'abandon... en tout cas bien modeste !... juste en face de Frédéric Chopin et de Michel Petrucciani.
Bien sûr, dans le spectacle de jeudi dernier, il manquait l'intonation dans la voix, mais les réparties tranchantes étaient là, les envolées lyriques aussi et c'est bien là l'essentiel ! Il va falloir que je remette vite fait la main sur l'intégrale de Môssieu Desproges offerte par le néo-Lyonnnais (merci le jeune !) : les 12 albums ont dû s'égarer dans un carton au fin fond du garage... Enregistrements de plusieurs de ses spectacles, réquisitoires du Tribunal des flagrants délires (ouaouh ! cela ne nous rajeunit pas !), les chroniques de la haine ordinaire... Rien que ça ! Les retrouver au plus vite ces CD, histoire de se replonger dans cet univers si décapant.


Allez, rien que pour le plaisir et le clin d'oeil post-mortem à notre ministre de l'Education nationale qui nous fait rire jaune en ce moment avec ses nouveaux programmes pour l'école primaire... une citation fort à propos : Peut-on appeler "écrire» n'importe quelle tentative de représentation d'une ébauche de pensée par le biais de symboles graphiques incohérents couchés dans le désordre au mépris total de la grammaire, de la syntaxe, de l'orthographe et du souvenir de mon aîeule Germaine Philippin, institutrice de l'époque missionnaire, qu'une cédille oubliée décourageait aux larmes.

jeudi 27 mars 2008

Un autre départ... pour la Louisiane

Contribution d'Amaryllis au Sablier du printemps...

Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leur larmes les pierres insensibles.
Demain, je pars...avec tous les autres. C'est le bruit qui court. Le bruit qui court, aussi grondant que ces vagues qu'il nous faudra affronter. Nous sommes là, derrière cette porte en bois et quand elle s'ouvrira, ce ne sera pas vers la liberté malgré l'horizon sur la mer... Non, nous serons jetés à fond de cale avec nos chaînes comme seul ancrage. Et du vent de liberté du grondement des vagues, il ne restera plus rien. pas même un espoir d'en réchapper. Destin d'esclave...


mardi 25 mars 2008

On pouvait partir... là !

Lundi, jour férié, nous étions à Paris pour une réunion d'information suivie d'un entretien. Explication : après le rejet de notre candidature pour le Québec (trop de demandes par rapport aux places disponibles !), nous avons été contactés par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) qui nous proposait ni plus ni moins deux postes en Louisiane ! La Fayette, Bâton Rouge, La Nouvelle-Orléans, l'Acadie... des noms évocateurs d'un état américain au passé francophone, qui veut préserver cette culture coûte que coûte !

Départ prévu fin juillet pour un stage intensif ! Une semaine plus tard, début des cours (maths, sciences, histoire et géographie) uniquement en français (le programme s'appelle Frenchimmersion !) au sein d'une paroisse (aucune connotation religieuse !...) avec un principal à la tête.
Bon d'accord, la présentation de la Louisiane, ça fait un peu France profonde (dixit le responsable louisianais du programme), les bayous, le Mississipi, les alligators, les cyclones en plus ! On nous apprend les règles de conduite à respecter sur place, la façon de se comporter avec les Louisianais : on est quand même aux Etats-Unis !... et on n'est que Français !...


Mais bon, prévenus trois jours avant... pas trop le temps de se retourner... visite sur le site web : il faut partir avec 6000 $ en poche, histoire de trouver un appart, acheter des meubles, une voiture ! D'ici là, finir les travaux chez nous, trouver à louer la maison meublée, vendre une des deux voitures, essayer de régler quelques problèmes familiaux... , négocier avec notre inspectrice pour retrouver notre poste à notre retour (aucune certitude...), organiser notre départ, annuler la ballade d'été à vélo (de St-Malo à Nantes !)
Ca fait un peu beaucoup dans l'instant et surtout un peu précipité par rapport au Québec où il était prévu d'échanger nos postes, notre maison et même notre voiture ! Rien à voir ! Et pourtant, c'est drôlement tentant, même si le taux du dollar n'est pas fameux !... Ils cherchent des gens comme nous pour encadrer les enfants là-bas !
Rendez-vous est pris pour l'an prochain !!!

mercredi 19 mars 2008

Baisse de tension...

Baisse de tension sur mon blog ces temps-ci !...un peu à l'image de la vie au quotidien ! Ce retour de vacances qui n'en furent pas vraiment, ont laissé des traces... Il y a des fois comme ça où on a l'impression que tout fout le camp, que l'on ne maîtrise plus grand chose, que les évènements s'enchaînent sans qu'on ait de prise sur eux, que les angoisses des uns ou des autres déteignent sur vous... Drôle de sensation... Plus l'envie d'écrire pendant quelques temps ! Pourtant, il y en aurait des choses à dire !



Retrouver coûte que coûte la pêche, faire en sorte que les projets qui échouent donnent la moëlle pour repartir sur autre chose (Adieu le Québec ! notre candidature n'a pas été retenue... on retentera notre chance l'an prochain !) , arrêter de se poser sans arrêt des questions (facile à dire...), avancer bon gré mal gré... arrêter de se lamenter sur notre boulot, trouver la force morale qui nous susurre à l'oreille que malgré tout ce qui se trame autour de l'école en ce moment, nous faisons un superbe métier... continuer à vivre et à partager des moments riches en émotion...

La semaine dernière, ce fut d'abord Claire Diterzi, la déjantée, mélange de rock, de ballades... la musique à fond pour un spectacle décapant avec vidéo et mise en scène originale. Puis, ce fut une soirée Open voice où les participants (tous de la même école de chant) viennent chacun leur tour pousser la chansonnette... de tous âges, de tous répertoires, du pas terrible (mais faut quand même oser monter sur scène) à des prestations de haute volée par des jeunes chanteurs ou chanteuses. Frisson garanti. Et que dire du musicien qui les accompagnait : un véritable passionné avec une voix superbe !

Peut-être se relancer dans l'aventure du Sablier... de printemps ? ... Voir ici pour plus de détails. A suivre...

dimanche 2 mars 2008

Du côté de la Bourgogne...

Les vacances - enfin si on peut appeler ça des vacances... - se sont terminées du côté d'Avallon où le frérot d'Australie est venu poser ses guêtres l'espace d'un mois.

L'occasion d'organiser une grande réunion de famille, la dernière devant remonter à 2005... Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts...(je confirme pour la Loire !) Entre déménagements et éloignements pour cause d'études, cela faisait longtemps que l'on ne s'était retrouvé ainsi. Presque tout le monde était là... même le frère aîné grippé qui avait tenu à faire le déplacement ! Le week-end s'est passé en douceur : Amaryllis faisait son "baptème du feu" (dixit une autre "pièce rapportée"... ah, les traditions !...) en compagnie de ses filles qui ont trouvé leur place sans aucun problème.
Principale préoccupation du moment : la santé de la doyenne de l'assemblée qui accepte difficilement sa maladie et surtout le regard des autres, c'est-à-dire des personnes qu'elle fréquentait du temps où elle s'occupait de Bourses aux vêtements ou d'Epicerie sociale. Du coup, c'est plutôt la déprime même si elle était un peu mieux ce week-end. En attendant, c'est mon père qui fatigue car il prend tout en charge à la maison : il n'a plus guère de temps pour lui. Pourtant, il serait si simple de faire appel à une femme de ménage pour quelques heures par semaine. Mais là, c'est une autre histoire...
La seconde source de souci, c'est le presque Lyonnais qui s'interroge sur son avenir, mais à qui j'ai demandé de reprendre les cours demain pour deux mois, puis de partir se changer les idées dans un stage de quatre mois... Le tout pour lui laisser le temps de préparer sérieusement un éventuel changement d'orientation à la rentrée même si son Ecole fait le maximum pour le tirer de sa mauvaise passe. Je croise les doigts pour lundi matin...
Avec Patrick l'Australien, nous avons eu de longues discussions : il était content de me voir, pardon, de nous voir heureux, Amaryllis et moi. Quand on a commencé à parler boulot et avenir (changement de métier ou retraite...), il nous a surpris quand il nous a dit que lui, sa retraite, il l'avait déjà prise étant jeune, qu'il en avait bien profité pendant les quelques années où il avait bourlingué de par le monde ... mais que voilà, les années passant, il n'avait pas spécialement mis de l'argent de côté pour l'avenir, préférant tout mettre dans son business. "Alors, voilà, maintenant, je sais que je vais bosser jusqu'au bout ! C'est comme ça !"
Ce soir, je l'ai salué avant son départ de France : il venait de passer quatre jours à Venise, ville qu'il trouve toujours aussi "magique" ! Bon retour en Australie, le frangin !

Raccourci...

Ce soir, sur France 2, le superbe, mais terrible film de Polanski "Le pianiste" est diffusé... avec la mention "Interdit aux moins de 10 ans". Dix ans, ce n'est pas l'âge des élèves de CM2 ?...
Une bonne chose que la mission pédagogique réunie par Xavier Darcos n'ait pas retenu l'idée fumeuse de notre Uberprésident quant au "parrainage" d'un enfant victime de la Shoah par chaque élève de CM2 !

mercredi 20 février 2008

Vous avez dit... "Vacances" ?...

Les vacances depuis déjà dix jours ! Que demander de mieux, me direz-vous ? Peut-être une météo plus favorable !

Au départ, il y avait quelques jours prévus en Bretagne en amoureux, histoire de faire un petit break. Mais la grisaille est venue du côté de Lyon : le fiston est en train de lâcher prise dans sa deuxième année d'ingénieur ! Plus de motivation, pas à sa place, selon lui ! Que faire ? Aller jusqu'au bout de l'année histoire d'engranger pour l'avenir (deux mois de cours et quatre mois de stage en entreprise) ou arrêter tout de suite ? Alors, en attendant une autre orientation en septembre, aller faire un tour du côté des agences d'intérim ? Histoire de prendre un peu d'autonomie... Quelques jours à Lyon pour faire le point, pour trouver des solutions. Oui, mais voilà... Un malaise plus profond se cache derrière tout ça et il est difficile de faire bouger le jeune homme...

Retour sur Paris... malaise dans le train... direction l'hôpital St-Antoine ...

un autre malaise, histoire d'être solidaire... une nuit à deux aux urgences... Patrice Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France et chroniqueur à Charlie hebdo n'était pas de service ce jour-là. Dommage !... Désolé, Odile, pour notre escapade écourtée sur Paris ! A charge de revanche ! La santé va mieux, mis à part des vertiges à répétition...

Le vertige, il y en a un qui continue de le donner par ses déclarations et ses prises de position intempestives : c'est notre Uberprésident ! Il a souhaité que les nouveaux programmes scolaires intègrent une « instruction civique et morale » qui « prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française : le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever ».
A quand le lever des couleurs dans les cours d'école ?... Et que croit-il que l'on fasse au quotidien dans nos classes ?
Le président a assuré que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines « remises à l'honneur ». On ne l'a pas attendu, merci ! Depuis le temps que l'on voit passer des réformes, même si l'on essaye d'adapter nos pratiques aux exigences du présent, il n'empêche qu'il y a des passages obligés et on n'a jamais laissé tomber ces disciplines !
Le bouqte, c'est quand même quand il entend "confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2". Alors là, on est vraiment dans le n'importe quoi. Merci à Simone Veil de lui avoir répondu : "C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter."
Ca n'a pas empêché le rédacteur du JDD, je crois, de dire que cette démarche visait seulement à aider les enseignants dont le désarroi vis-à-vis de l'enseignement de la shoah était grand. Ben voyons !... C'est quoi le prochain coup médiatique ?... Laissez-nous bosser tranquilles !

Douche à refaire... au départ, comme bien souvent, une fuite d'eau !... qui a une facheuse tendance à se répéter malgré les calages du bac plastique et le changement des joints d'étanchéité ! Comme la fuite touchait le rez-de-chaussée en passant derrière les plaques d'isolation, il a fallu faire dans le sérieux : tout démonter ! abattre une cloison ! retirer l'encadrement de la porte, structure réputée indécollable du mur... mon oeil !... virer une partie de l'aggloméré qui avait pourri, le remplacer , recarreler ! Avant d'installer un nouveau bac en wedi, une nouvelle cloison, une nouvelle faïence... en cours ! Et puis des fois qu'on s'ennuie pendant les vacances...

Bon, ne nous laissons pas aller à trop de pessimisme climatologique, il y a eu quelques rayons de lumière : ce fut tout d'abord "Carmen" par la compagnie d'Antonio Gadès, vu à la salle André Malraux : mélange de danses et de chant flamenco pour revisiter le chef-d'oeuvre de Prosper Mérimée ! Pas le genre de spectacle que je vais voir d'habitude ! Mais là, j'en suis ressorti vraiment enthousiasmé ! Rythme, musique, mouvement... tout y était ! Merci Amarillys !
Ce fut un après-midi chez François et Nathalie à pousser la chansonnette et à savourer un délicieux crumble à l'ananas.
Ce fut les dîners dans les bouchons lyonnais où l'on a pu savourer de la salade de lentilles au cervelas, des quenelles à la sauce Nantua, de la tête de veau sauce gribiche... Mmmm !
A la maison, Amaryllis n'a pas été en reste avec de la lotte aux pousses de bambou et à l'ananas cuite au wok... un régal!
Côté cinéma, c'est "Into the wild" qui a fait l'unanimité (même que je suis allé le voir deux fois tellement il m'a bouleversé ) loin devant le dernier Tim Burton un tantinet trop sanglant ou "Peur(s) du noir" très inégal dans les histoires choisies malgré quelques graphistes hors pair.
Question lecture, "L'immeuble Yacoubian" avance lentement... Merci @nn@ de nous avoir conseillé la lecture de Tanigushi : c'est fait avec "Quartier lointain" que j'ai beaucoup aimé, que ce soit le graphisme ou l'histoire racontée ! A suivre...

Voilà, à la fin de la semaine, réunion familiale du côté de la Bourgogne, autour de Patrick, le "petit" frère Australien de passage en France pour un mois... avant la reprise du travail lundi matin. La roue tourne!...


Pour l'anecdote, je me souviens de mon voyage en Australie en 1998 où Patrick m'avait montré la caravane dans laquelle il avait vécu plusieurs mis, au fin fond d'une vallée verdoyante. Avec des copains rencontrés pendant son tour du monde, il avait décidé d'acheter une partie de cette vallée pour y construire sa maison. La caravane, vingt ans plus tard, était traversée par un arbre...

Fatal error: Undefined class name 'bbclone' in /home5/m/malaussen/www/dotclear/themes/malaussen/template.php on line 157